Morgane, Dahut et les grandes dames de la côte
Né de la mer, élevé par la brise salée, le littoral d’Iroise est le théâtre de figures féminines aussi fascinantes que redoutées. Deux noms reviennent, entre autres, sur toutes les lèvres : Morgane et Dahut.
Morgane, la fée de l’eau et de la mort
Fille de la mer, Morgane garde les portes de l’autre monde breton – celui d’Avalon ou d’Ys engloutie. Elle apparaît, dans les contes d’Iroise, comme une fée à la fois bienveillante et vengeresse. Sur la pointe de Kermorvan, on raconte qu’à la nuit tombée, elle hèle les marins perdus pour les guider… ou pour les plonger dans ses royaumes sous-marins.
- Ses attributs : chevelure longue comme la grève à marée basse, miroir d’argent pour guetter l’âme des passants.
- Signe particulier : sa présence est souvent associée à un soudain brouillard ou à un chant qui semble provenir de sous la surface.
Dahut, la fille maudite de la cité d’Ys
Moins présente dans les environs immédiats de Plougonvelin mais incontournable de tout folklore léonard, Dahut, fille du roi Gradlon, incarne la figure de la femme tentatrice et fatale selon la légende. Séduite par le Diable, elle ouvre les portes de la cité d’Ys qui est aussitôt engloutie par les flots, là où la Baie des Trépassés borde l’horizon. Selon plusieurs versions, Dahut est devenue sirène, errant le long du littoral, appelant les promeneurs pour les entraîner au large.