Le Pays d’Iroise en 1939 : entre ruralité et positions stratégiques
Sur cette pointe à l’ouest du Finistère, tout semble, aujourd’hui encore, tenir dans le vent : les longues plages, les moulins dans les champs, les maisons de pierre serrées contre les bourrasques venant du large. Mais en 1939, à la veille de la guerre, Plougonvelin et le Pays d’Iroise étaient déjà dans l’œil du cyclone. Ici, la position géographique commande : abritant la sortie de la rade de Brest, le secteur attire vite les convoitises militaires.
La côte Ouest, avec sa falaise, son panorama sur la mer d’Iroise et l’omniprésence du phare du Petit Minou, est surveillée comme jamais. Les grandes villes sont loin, et le bourg reste rural, mais la proximité de la base navale de Brest change tout : cette clé stratégique obsède rapidement l’état-major allemand après 1940.