L’histoire des calvaires et croix à Plougonvelin
Plougonvelin, au même titre que beaucoup de communes du Finistère, garde la trace de la religiosité populaire de ses habitants. La plupart des édifices qui parsemment la commune datent des XVIe au XIXe siècles, même si certains ont remplacé des versions plus anciennes, emportées par le temps, la Révolution ou la mer.
D’après l’Atlas des croix et calvaires du Finistère (J.M. Abgrall, 1897), on recense plus de 8 000 croix anciennes dans le département, thème largement visible à Plougonvelin et dans les communes voisines. Selon l’Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, la commune elle-même compte une douzaine de croix et calvaires encore debout, disséminés entre les landes, les hameaux ou près des anciens chemins.
| Nom |
Date estimée |
Emplacement |
Particularités |
| Calvaire de l’église Saint-Gwénolé |
XVIIe siècle |
Devant l’église |
Trois personnages sculptés (Christ, Marie, Jean) |
| La Croix de Lost Ar Guerriec |
XVIIIe siècle |
Route du Conquet |
Pierres grossières, croix latine simple |
| Calvaire de l’ancien cimetière |
VXIIe siècle |
Rue du Calvaire |
Hauteur modeste, Christ naïf |
| Croix de Kerfily |
XVIIe siècle |
Sortie du hameau de Kerfily |
Granit érodé, niche vide |
À cela s’ajoutent des croix souvent anonymes, dont on ignore parfois la date ou la signification exacte, mais qui témoignent de la vitalité religieuse et communautaire de chaque quartier. Certaines protègent l’entrée d’un champ, d’autres ponctuent un chemin, d’autres encore marquent le souvenir d’un événement – épidémie, pèlerinage, reconstruction.